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Histoire Partie III: Regards sur l'Afrique

III –REGARDS SUR L’AFRIQUE
( environ 10% du temps consacré à l’histoire)

CONNNAISSANCES

Une civilisation de l’Afrique subsaharienne (au choix), ainsi que les grands courants d’échanges des marchandises, saisis dans leurs permanences (le sel et l’or du Soudan, les esclaves…) entre le VIIIe et le XVIe siècle. Les traites orientale, transsaharienne et interne à l’Afrique noire : les routes commerciales, les acteurs et les victimes du trafic.

DÉMARCHES


L’étude articule le temps long de l’histoire africaine entre le VIIIe et le XVIe siècle et l’exemple, au choix, d’une civilisation de l’Afrique subsaharienne parmi les suivantes:
- l’empire du Ghana (VIIIe - XIIe siècle) ;
- l’empire du Mali (XIIIe- XIVe siècle) ;
- l’empire Songhaï (XIIe – XVIe siècle) ;
- le Monomotapa (XVe - XVIe siècle).
L’étude de la naissance et du développement des traites négrières est conduite à partir de l’exemple au choix d’une route ou d’un trafic des esclaves vers l’Afrique du Nord ou l’Orient et débouche sur une carte des courants de la traite des noirs avant le XVIe siècle.

CAPACITÉS

Connaître et utiliser les repères suivants
− La période et la situation de la civilisation de l’Afrique subsaharienne choisie par le professeur
− La conquête et l’expansion arabo-musulmane en Afrique du Nord et en Afrique orientale
− Carte de l’Afrique et de ses échanges entre le VIIIe et le XVIe siècle

Décrire quelques aspects
− d’une civilisation de l’Afrique subsaharienne et de sa production artistique
− de la traite orientale ou de la traite transsaharienne


Introduction :

Il y a très peu de sources sur l’Afrique au Moyen-âge. Les seuls récits sont ceux des commerçants musulmans.

Page 104.

I Présentation de l’Afrique au Moyen-Age.

A Les Empires d’Afrique centrale et le monde musulman.


Il y a une séparation nette entre le monde musulman et l'Afrique Centrale: Le désert du Sahara. Cette séparation nette n’empêche pas le commerce entre Arabes et Africains.


B Le commerce entre Arabes et Noirs Africains.

II Le Ghana, le pays de l’or

A L’or, source de richesse pour le Ghana.

Période : VIIIème au XIIème

Texte 2 Page 106 : Awdaghost.

 Les classes sociales sont séparées (ex : les princes ne mangent pas la même chose). Il n’y a pas d’utilisation de monnaie. L’or sert de monnaie d’échange (ils ne maîtrisent pas le travail du métal).


La base du travail agricole est réalisée par des puits d’eau douce. L’élevage sert de complément alimentaire (bœuf, mouton). Ils servent aussi d’engrais pour la terre.

Ils sont musulmans, le cœur de la ville est donc la mosquée. L’architecture est radicalement différente des mosquées du Maghreb

Ex : Mosquée de Djenné (Empire du Mali, page 111)

http://images.travelpod.com/users/surledep/mali_0207.1171290660.12_tombouctou_30.jpg

La Grande mosquée de Djenné - Patrimoine mondial de l'Unesco

B L’échange des ressources.

Texte 4 page 107.



Exercice de la page 107.

L’or est un élément vital. On le trouve dans tous les échanges, sur les bijoux, les colliers, les caparaçons, dans les cheveux.

Les éléments qui illustrent la puissance du roi du Ghana sont : L’or, ses sujets (et même les princes) se mettent à genoux devant lui, se jettent de la poussière sur la tête. Le roi possède aussi beaucoup de serviteurs (10 pages (ecuyer)) et de chevaux (10) tous couvert d’or.


III Kankou Moussa

Kankou Moussa est un roi du Mali. Le Mali est situé à peu près au même endroit que l’ancien Ghana.  Le royaume du Mali s’est développé au XIIIème et au XIVème siècle.

A l’apogée de l’Empire du Mali

Kankou Moussa est né en 1307. Il part à la Mecque en 1324-1325. Il est musulman. Il choque les commerçants Arabes par l’importance de son cortège (15 à 60 000 hommes) et ses richesses (10 à 12 tonnes d’or).


Page 109 : Racontez ce qui fait la puissance  de l’Empereur du Mali Kankou Moussa :

L’Empire du Mali est délimité par le désert du Sahara au Nord, l’océan Atlantique à L’Ouest et la forêt équatoriale au sud. La capitale est Niani jusqu’à la conquête de Tombouctou. Les deux fleuves qui traversent l’Empire sont le Niger et le Sénégal.

Kankou Moussa est devenu roi très tôt (5 ans). Il a régné pendant 25 ans (1312-1337). Il a fait construire une grande bibliothèque et une mosquée à Tombouctou ainsi qu’une salle d’audience à Niani. Il a aussi fait un pèlerinage remarqué à la Mecque.

Il montre sa puissance avec l’or et  le nombre de ses sujets.

 


 L'Afrique au Moyen-Age

 

Les sociétés installées en Afrique de l'Ouest sont d'origines très diverses. Au sud, du Sénégal au golfe de Guinée, la forêt équatoriale fut colonisée par des populations parlant des langues nigéro-congolaises, à l'instar de la totalité des langues parlées au sud d'une ligne reliant le nord du Sénégal au sud de la Somalie. Plus au nord, les régions de savane virent s'installer de petits groupes parlant des langues nilo-sahariennes, probablement en quête de terres plus fertiles suite à l'avancée du désert. Ces groupes se dispersèrent le long du Moyen-Niger et sur les rives méridionales du lac Tchad, près de plaines inondables propices à l'agriculture.

À partir du IXe siècle, plusieurs États dynastiques se succèdent le long de la savane subsaharienne, de la côte Atlantique au centre du Soudan, dont les plus puissants furent l'empire du Ghana, le royaume de Gao et le royaume du Kanem-Bornou. Le Ghana commence à décliner au XIe siècle et l'empire du Mali lui succéde deux siècles plus tard. Au XVe siècle, alors que le Mali commence lui-même à perdre des territoires, le chef songhaï Sonni Ali Ber échappe à l'autorité de son suzerain et fonde l'empire songhaï, au centre du Niger actuel, à partir de ce qui n'était qu'un royaume vassal du Mali.

La progression des Arabes vers le sud fut interrompue par la forêt tropicale qui traverse le continent au niveau du 10e parallèle nord. Ils n'atteignirent jamais la côte de Guinée et les royaumes qui s'y développèrent restèrent hors de toute influence islamique.


Etude : L'Empire du Mali.

Vers 1312, Kankou Moussa (ou Kango Moussa, ou Kankan Moussa, ou Mansa Moussa), arrive au pouvoir. C’est sous son règne que l’Empire du Mali atteint son apogée : de l'Adrar des Ifoghas à l'estuaire de Gambie.

En 1324, il effectue un pèlerinage à la Mecque dont la tradition et les sources arabes[9] garderont le souvenir des fastes : accompagné de milliers de serviteurs et d’esclaves, il aurait emporté tellement d’or (environ 10 tonnes) que le cours du métal précieux aurait baissé pendant plusieurs années. Sa générosité aurait frappé les esprits. Néanmoins, selon Elikia Mbokolo, Mansa Moussa aurait vendu la plupart des esclaves (8 700 à 14 000 selon des sources) en Égypte et en Arabie[11],[12].

Toutefois, Serge Daget et François Renault observent qu'à ce propos les sources arabes ne sont pas unanimes, ni sur les effectifs (de 8 000 à 14 000) du cortège de Kankou Moussa, ni sur leur statut : tantôt on parle d'« esclaves », tantôt de « sujets » ou encore de « personnes » ; sans toujours savoir s'ils ont été vendus par le Mansa Mali[13].

Kango Moussa revient au Mali accompagné de plusieurs hommes de science et de culture dont Abou Ishaq es-Sahéli, originaire de Grenade qui a été l’architecte de la Mosquée Djingareyber de Tombouctou construite en 1328 à Tombouctou. Mansa Moussa meurt en 1337.

L'Empire du Mali à son apogée

http://images.travelpod.com/users/surledep/mali_0207.1171290660.12_tombouctou_30.jpg

La Grande mosquée de Djenné - Patrimoine mondial de l'Unesco

Atlas Catalan (XIVème)

 

Kankou Moussa (dirigeant du Mali)

 

Kankou Moussa d'après le récit de voyage d'Ibn Battuta

la salle d'audiences a trois fenêtres en bois recouvertes de plaques d'argent, et, au-dessous, trois autres recouvertes de plaques d'or... Les écuyers arrivent avec des armes magnifiques : carquois d'or et d'argent, sabres ornés d'or ainsi que leur fourreau, lances d'or et d'argent, massues de cristal ".

“ Certains jours, le sultan tenait audience dans la cour du palais sous un arbre. Il était assis sur une estrade recouverte de tapis de soie, et surmontée d'une ombrelle de soie, couronnée d'un oiseau en or. Le sultan porte une coiffe en or. Il est vêtu d'une tunique de velours rouge confectionnée dans de précieux tissus venus d'Europe. Il est précédé de musiciens dont les guitares sont en or et en argent. Derrière lui, 300 esclaves soldats. (...)Dans toute l'étendue du pays il règne une sécurité parfaite, on peut y demeurer et voyager sans craindre le vol ou la rapine.

L’un des descendants de Soundjata Keita : Kankou Moussa accède au pouvoir en 1312. Fervent musulman, il est le premier empereur du Mali à se rendre en pèlerinage à la Mecque, en 1324, accompagné d’une caravane chargée d’or. Les historiens arabes racontent que son escorte comptait entre 15 000 et 60 000 hommes et 10 à 12 tonnes d'or qui était distribué à pleines poignées. La légende dit qu’après son passage au Caire, le cours du métal précieux chuta pendant 10 ans.
 

Extraits de récit de voyage, Ibn Battuta (1352-1353)

 

Liens:

  • KANKOU MOUSSA PART EN PELERINAGE, PDF, 1.1 Mo Descriptif : L’apogée de l’empire du Mali au XIVe siècle à partir d’un personnage : le mansa Kankou Moussa. Objectifs de connaissance : l’expansion arabo-musulmane en Afrique du Nord et en Afrique orientale. L’intérêt de cet épisode est de montrer qu’elle ne s’est pas faite partout au même moment, ni uniformément. la richesse du Mali au XIVe siècle. Cette séquence permet de montrer un royaume africain riche, qui participe aux grands courants d’échange transsahariens (à l’encontre des stéréotypes habituels sur l’Afrique). une production artistique originale fruit d’un syncrétisme entre art africain et art musulman : les mosquées de banco

Regards sur l Afrique (PPT)

 



IV La traite négrière.

Travail à partir de la page 114-115.

«  Racontez les différentes étapes de la traite négrière transsaharienne, de la capture à la vente des esclaves. »

La traite négrière c’est le transport et le commerce organisé d’esclaves noirs. Les esclaves sont capturés par des marchands Arabes au « sud du Nil », c'est-à-dire : l’Afrique Occidentale, la Nubie, l’Ethiopie… Plus d’un esclave sur 5 meurt. Les conditions de trajet sont terribles (chaud, froid, soif, marche). Les esclaves sont achevés sans pitié en cas de faiblesse. Les rares pauses sont faîtes pour permettre une meilleure revente.

Ces esclaves sont revendus dans de grands marchés (Zawila, Zabid, Aden, Socotra, Bassora). A partir de ces marchés ils rejoignent les plus grandes villes (Le Caire, Damas).

Cette traite des esclaves a duré du VIIème au début du XXème siècle. Aujourd’hui encore il reste certains pays qui pratiquent l’esclavage.


Etude : La traite négrière par les Arabes.

 

Une razzia Arabe en Afrique noire

(gravure du XIXème siècle)

Présentation de la traite arabe

 

Un sujet toujours conflictuel

Au Moyen Âge, l'Afrique subsaharienne est appelée Soudan par les Arabes, ce qui découle de l'arabe soudanen désignant « les noirs ». C'est en effet le pluriel de l'expression « il est noir ». Elle constitue un réservoir de main d'œuvre servile pour l'Afrique du Nord et l'Afrique saharienne. Cette région est marquée par la domination de plusieurs États : empire du Ghana, empire du Mali, royaume du Kanem-Bornou. Ces États comptent des villes prestigieuses qui prospèrent grâce à leur situation de carrefour : Tombouctou, Koumbi, Djenné, Gao, etc.

En Afrique orientale, le littoral de la mer Rouge et de l'océan Indien est sous le contrôle des musulmans, et les marchands arabes sont nombreux sur le littoral. La Nubie est déjà dans l'Antiquité une zone d'approvisionnement en esclaves. La côte éthiopienne, surtout la porte de Massaoua et l'archipel des Dahlak, a longtemps été un centre pour l'exportation des esclaves de l'intérieur, même sous l'ère d'Aksoum.

Les marchands arabes et berbères d'Afrique du Nord échangeaient des esclaves contre de l'or, du sel, des épices ou des métaux dans les Empires d'Afrique occidentale. Ainsi, dans la capitale de l'empire du Ghana (IXe-XIe siècles) Koumbi-Saleh, la population était répartie par quartiers en fonction des ethnies, des clans et des activités : le quartier des blancs étaient réservés aux marchands arabes qui disposaient de mosquées alors que l'Empire était majoritairement animiste[19]. L'Empire du Mali (XIIIe-XVe siècles) a poursuivi les échanges avec les États d'Afrique du Nord et l'on a rencontré des marchands arabes et juifs dans les villes.

Les pistes caravanières, aménagées à partir du IXe siècle, passaient par les oasis du Sahara : les déplacements étaient dangereux et pénibles à cause des contraintes climatiques et des distances. Les grands convois transportaient des esclaves depuis l'époque romaine mais aussi toutes sortes de produits qui servaient au troc. Contre les attaques des nomades du désert, des esclaves étaient employés à former une bonne escorte. Les esclaves qui ralentissaient la progression de la caravane étaient tués. D'après l'historien Ralph Austen, le taux de mortalité entre le moment de la capture et la vente était compris entre 6 et 20 % selon les parcours (le trajet vers le Maroc étant relativement peu meurtrier, alors que la traversée du Sahara en direction de la Libye pouvait se solder par une hécatombe[6]). En Asie, les convois d'esclaves sont attestés pour le XIIIe siècle sur la route de la soie[10].

Les routes maritimes sont moins bien connues des historiens. Grâce aux documents iconographiques et aux récits de voyage, on imagine que le trajet se faisait sur des boutres et des jalbas, navires arabes qui servaient de moyens de transport en mer Rouge. La traversée de l'océan Indien se faisait dans des conditions tout aussi épouvantables que celle de l'océan Atlantique. Elle devait nécessiter plus de moyens et une organisation plus poussée que le transport terrestre. Les navires venant de Zanzibar faisaient escale sur les îles de l'archipel de Socotra ou d'Aden avant de se diriger vers le golfe Persique ou l'Inde. Les esclaves étaient vendus jusqu'en Inde et même en Chine.

Les esclaves étaient souvent troqués contre des objets de natures diverses : au Soudan, on les échangait contre des cotonnades, des objets de pacotille, des toiles, etc. Au Maghreb, ils étaient obtenus contre des chevaux. Dans les cités du désert, pièces de toile, vaisselle, perles de verre vénitiennes, produits tinctoriaux et bijoux servaient de moyen de paiement. La traite des Noirs s'insérait donc dans un réseau d'échanges diversifiés. À côté des pièces d'or, le cauri, un coquillage venant de l'océan indien ou de l'océan atlantique (îles Canaries, Luanda) servait également de monnaie dans toute l'Afrique noire (on achetait la marchandise en sacs de cauris).

Conclusion Finale

L’Afrique au Moyen-âge reste encore méconnue. La plupart des informations proviennent des marchands Arabes, elles ne sont pas forcément toutes fiables.

Néanmoins, nous savons qu’il y a eu des civilisations importantes (l’Empire du Mali, du Ghana, de Monomotapa etc.)

Ces civilisations ont été handicapées par leur manque de maîtrise technique (travail du métal) et  leurs luttes internes. Ce continent a aussi été privé de nombreux habitants par les traites arabes et européennes.

 

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Le jeudi 24 juin 2010 à 21h44 dans Cours de 5ème
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