• Hist I Thème 3 - LES TRAITES NÉGRIÈRES ET L'ESCLAVAGE au XVIIIème siècle

    Thème 3 - LES TRAITES NÉGRIÈRES ET L’ESCLAVAGE AU XVIIIème SIECLE

    Pages 32 à 41 du manuel Belin

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    CONNAISSANCES
    La traite est un phénomène ancien en Afrique. Au XVIIIe siècle, la traite atlantique connaît un grand développement dans le cadre du «commerce triangulaire » et de l’économie de plantation.

     

    DÉMARCHES
    La traite atlantique est inscrite dans le contexte général des traites négrières. L’étude s’appuie sur un exemple de trajet de cette traite.

     

    CAPACITÉS
    Raconter la capture, le trajet, et le travail forcé d’un groupe d’esclaves.

     

    I Les traites négrières

     

    Il y a plusieurs traites négrières (commerce organisé d'esclaves noirs). Trois se dégagent principalement

    • traite atlantique : Entre 11 millions et 13 millions de personnes.
    • traite transsaharienne : Entre 7,4 millions et 14 millions de personnes.
    • traite orientale : Entre 4,28 millions et 17 millions de personnes (Olivier Pétré-Grenouilleau) .

     

    Localiser dans  le temps

     

     

    Localiser dans l'espace

    La traite arabe (VII- XIXème) (transaharienne et orientale)

    L'Afrique au xiiie siècle : carte montrant les flux et les principaux protagonistes de la traite arabe

    La traite atlantique: Le commerce triangulaire (XVIème-XIXème)


     

    Une des routes du commerce triangulaire. En vert, les royaumes européens où s'armaient les navires négriers. En rouge, la zone d'origine des esclaves. En bleu, la zone de destination des esclaves.

    A retenir:

    Les traites négrières sont un phénomène ancien. Les esclaves étaient présents en Egypte, à Rome ou encore en Grèce. Elle s'organise à partir du VIIème siècle avec l'expansion musulmane (la religion musulmane interdit l'esclavage d'autres musulmans, il faut donc les chercher en Afrique noire).

    A la fin du XVème siècle, une traite atlantique dirigée par les européens se met en place. Cette traite prend une grande ampleur  entre 1700 et 1850. On parle alors de commerce triangulaire. On achète des esclaves noirs à des marchands Africains pour les revendre dans les colonies américaines. Ils servent alors de main d'oeuvre bon marché. Les navires rentrent en Europe chargés de produits du nouveau continent (coton, sucre, chocolat...)

    A noter que la traite occidentale ne se résume pas au commerce triangulaire. Il y a aussi une traite directe Afrique de l'Ouest-Amérique du Sud (Brésil notamment)

     

    II  Etude de cas: Joesph Mosneron, un exemple de traite négrière

     

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    Le trajet du "prudent", navire négrier en 1768-1765 d'après "Moi Joseph Mosneron, armateur négrier nantais".

     

     

    Document N°1 : Joseph Mosneron, La chronologie de la famille 

     

    1701 Naissance de Jean Mosneron fils  d’un capitaine de navire  
    1735 Mariage avec Marguerite Pitault fille  de négociant. Ils auront 13 enfants 
    1738 Naissance de Jean Baptiste  
    1748 Naissance de Joseph  
    1763-65 Premier voyage de Joseph sur un  navire négrier.
    1766-67 Second voyage en tant que second du capitaine sur un navire  négrier 
    1768-69 Troisièmes voyages comme  lieutenant vers Saint Domingue pour le  commerce du sucre 
    1769 Mariage de Jean Baptiste avec Anne  Mulon fille de négociant 
    1773 Mort de Jean Mosneron. Son fils  Joseph reprend les affaires commerciales 
    1778 Mariage de Joseph avec Marie  Langevin fille d’un indienneur ( fabricant  de toiles) 
    1833 Mort de Joseph Mosneron 

     

     

     

    <o:p> </o:p>

    Document N°2: Extraits de "Moi, Joseph Mosneron armateur négrier nantais(1748-1833)"

    Joseph Mosneron-Dupin, armateur négrier nantais, naît en 1748. Suivant les souhaits de son père, capitaine de navire, il complète sa formation scolaire par un premier voyage à bord d’un navire négrier, Le Prudent. L’année de ses quinze ans, Joseph embarque sur Le Prudent comme pilotin (élève officier non diplômé). Il raconte dans ses mémoires cette campagne particulièrement longue.


    Il écrit : « Je me rendis dans la journée à Paimbœuf à bord du navire Le Prudent. […] Le navire avançait en charge et fut tellement encombré par les marchandises et les vivres qu’il ne restait dans la grand’chambre que l’espace nécessaire pour le jeu de la barre. […] Le navire chargé, l’équipage étant rassemblé, nous attendîmes les vents favorables pour notre départ qui arriva le 13 septembre 1763. […] L’équipage était composé de 34 hommes tout compris. Le capitaine James était un homme d’environ 34 ans […]. Le second, nommé Virdet, avait près de 48 ans. […] Le lieutenant nommé Dutreau était un homme de 30 ans. Il y avait en outre trois enseignes dont le premier, La Sonde, âgé de 27 ans, était celui qui avait le plus de connaissances théoriques du bâtiment. Les deux autres, dont l’un se nommait Guérineau, étaient de vraies machines. Nous étions aussi trois pilotins : Cornet de Nantes âgé de 17 ans, Dupé de Couëron âgé de 19 ans, et moi qui en avais quinze. Nous voyions la mer pour la première fois. Deux chirurgiens faisaient aussi partie de l’arrière. […] Le reste de l’équipage était composé de beaucoup de novices et de peu de matelots. Quant à la forme du bâtiment, elle n’était ni belle ni bonne. C’était dans le principe une construction hollandaise qu’on avait rehaussée d’un entrepont de près de quatre pieds et demi, et, par-dessus, une dunette et un gaillard d’avant […]. »

    Le 13 septembre 1763, le navire quitte Paimbœuf. Au début du mois de décembre, il fait escale aux îles du Cap-Vert. Il arrive à Bissau en janvier 1764. 

    « À notre arrivée à Bissau nous vîmes plusieurs bâtiments portugais et anglais qui étaient en traite, ainsi que le Phœnix de Nantes, capitaine Mary, qui était depuis un mois quoiqu’il fut parti de la rivière cinquante jours après nous. […] Ce pays est habité par des peuplades appelées Papels et gouvernées par un roi qui me parut avoir plus de puissance sur les Européens pour leur faire payer les coutumes et les tributs que sur ses propres sujets.[…] Nous arrivâmes donc à Bissau dans le mois de janvier 1764. Le capitaine paya les coutumes et ouvrit la traite. Il s’attendait aux brillants succès qu’il s’imaginait être le fruit de ses talents et de ses combinaisons […]. Après les palabres d’usage pour le paiement des coutumes, ce qui entraîna quelques jours, on s’occupa de sortir les marchandises des caisses et futailles. Ce travail ne fut satisfaisant pour personne car on trouva beaucoup d’avaries, principalement sur les armes qui étaient dans l’état le plus déplorable. Il n’y avait point d’armurier à bord et cependant il fallait réparer les fusils, pistolets et sabres. Ils étaient tellement incrustés de rouille qu’il devenait indispensable de l’enlever pour faire passer ces armes en traite.[…] Environ cinq mois après notre arrivée à Bissau, nous tombâmes dans la saison de l’hivernage […]. Plus nous prolongions notre séjour dans ces misérables contrées et plus nos provisions de France se trouvaient épuisées. […] Le capitaine, dans cette position critique, se décida à surpayer les Noirs et traita en totalité environ 140 esclaves. »<o:p></o:p>


    En avril 1765, le navire quitte Bissau à destination de Fort-Royal, où il arrive au mois de juin.
    La suite du récit… en Martinique. La traite ne s’est pas déroulée comme prévu sur les côtes de Bissau. Joseph Mosneron-Dupin et les autres membres de l’équipage sont affaiblis quand le navire négrier quitte l’Afrique pour la Martinique. Si Joseph évoque à de nombreuses reprises ses relations avec les Africains, il ne dit mot des esclaves et ne remet jamais en question un commerce qui se pratique alors dans la plus grande indifférence.


    « Nous fîmes voile dans le mois d’avril 1765. […] Quand nous fûmes en mer, les vents ne cessèrent de nous servir avantageusement. Le scorbut dévorait les blancs et les Noirs, nos provisions de bouche étaient à bout, nos voiles et notre gréement ne tenaient pas, et par dessus tout cela le bâtiment avait peine à se soutenir sur l’eau. […] après notre arrivée dans la baie du Fort-Royal, on fit sortir notre cargaison de Noirs pour les déposer à terre dans des magasins afin de les soigner et de les rafraîchir. « Ils furent vendus tant bien que mal. Le capitaine seul s’en était réservé le soin et personne (d’) autre de l’équipage ne s’en inquiéta. On passa ensuite le bâtiment dans le port afin d’y faire les travaux de charpentage et de calfeutrage les plus urgents. »<o:p></o:p>


    Le Prudent quitte la Martinique à la fin du mois d’octobre 1765. Il arrive à Paimbœuf le 25 décembre. Joseph reste muet sur les suites économiques de la campagne. La vente des esclaves ne l’intéresse pas. Il évoque rapidement un retour difficile à Nantes et ses retrouvailles familiales. Son journal s’attache ensuite au récit de ses deux autres voyages et aux prémices de sa réussite. Devenu un négociant riche, avisé, reconnu par ses pairs, il fonde en 1786 une société spécialisée dans la traite des Noirs qui n’est dissoute qu’en 1836, trois ans après sa mort<o:p></o:p>



    PETRE GRENOUILLEAU O., texte présenté par, Moi, Joseph Mosneron armateur négrier nantais(1748-1833), éd. Apogée,1995, p 49-91.<o:p></o:p>

     

     

     

     

    Plan de la batterie basse du même navire négrier à 2 batteries, capturé en 1843, se rendant en Amérique.(I).
     

     

     



     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Document N°4: La vie des esclaves à bord 

    Hist I Thème 3 - LES TRAITES NÉGRIÈRES ET L'ESCLAVAGE au XVIIIème siècle

     

     

     

    Conditions de vie

     

    Les captifs montaient par groupes, sur le pont supérieur, vers 8h du matin. L'équipage commençait par la vérification des fers et la toilette des esclaves en les aspergeant avec de l'eau de mer. Deux fois par semaine, on passait leur corps à l'huile de palme. Une fois par quinzaine, les ongles étaient coupés et la tête rasée.

    Vers 9h, venait le repas, à base de légumes secs, de riz, de maïs, ignames, bananes et manioc que l'on avait achetés sur les côtes africaines. Le tout était bouilli, complété par du piment, de l'huile de palme, parfois un peu d'eau-de-vie. Il y avait un plat pour 10, une cuiller en bois pour chacun.

    L'après-midi, on incitait les esclaves à s'occuper. On organisait des danses, un exercice difficile pour les hommes enchaînés.

    Vers 17H00, les esclaves redescendaient dans l'entrepont où les hommes étaient enchainés, pour y passer la nuit.

    Entassement dans l'entrepont des esclaves

    Les esclaves étaient entassés nus en « cuillère »  (c'est-à-dire qu'on les entasse les uns contre les autres pour gagner de la place) dans les parcs à esclaves, dans l'entrepont. On redoute les maladies (scorbut et la dysenterie). Le chirurgien à bord ne pouvait pas soulager la souffrance des captifs car les connaissances médicales de l'époque étaient insuffisantes. Les esclaves morts étaient jetés par dessus bord.Les captifs ne pouvaient pas se tenir debout ils devaient rester couchés ou assis enchainés nus dans un espace de 1 mètre cube. Les esclaves ont rarement essayé de se révolter car ils ne savaient pas naviguer. Avant d'accoster sur le sol américain, le navire est mis en quarantaine (pendant quarante jours, personne n'a le droit de monter ni de descendre du bateau avant qu'on ait vérifié qu'il n'y ait aucune épidémie). Pendant la quarantaine, les négriers soignent leurs "marchandises" ; ils les lavent, les coiffent, les habillent correctement. Le chirurgien cache les défauts des esclaves : cela s’appelle le blanchissement

     

    Document N°5: La traite en France

     

     


    La plupart des armateurs Nantais qui s'enrichissaient du commerce des esclaves vivaient dans les grandes maisons bourgeoises de l'île Feydeau 

     

    A retenir

    La traite occidentale est plus courte que la traite orientale mais elle est plus intensive. Les millions d'esclaves déportés permettent à l'Europe de s'enrichir et d'accroitre sa domination sur le monde. 

     

    III L'Utilisation des esclaves (dossier pages 34-35)

    Les esclaves sont une main d'oeuvre bon marché abondante. On ne se pose pas de question sur la cruauté des traitements qui leurs sont infligés. Paradoxalement on les évangélise tout en les considérant comme des meubles.

     

    Bourgeon, Les passagers du vent, Tome 5 "le bois d'ébène", page 39

     

    Le Code Noir de 1685: Les esclaves sont considérés comme des meubles.

    Etude de cas: Ouladah Equiano

    Olaudah Equiano, tableau longtemps attribué à Joshua Reynolds.

     

     

    Olaudah Equiano, né vers 1745 au Biafra dans l'actuel Nigeria et décédé dans le Cambridgeshire le 31 mars 1797, plus connu en son temps sous le nom de Gustavus Vassa1, fut un marin et un écrivain britannique calviniste1 d'origine africaine, qui vécut principalement dans lescolonies britanniques d'Amérique et au Royaume-Uni.

     

    Fils d'une famille ebo aisée, Equiano devint esclave à l'âge de dix ans. Transféré à La Barbade, il y fut acquis par un officier britannique qu'il accompagna en Virginie puis en Angleterre. Baptisé, on lui donna le nom européen de « Gustavus Vassa ». Equiano devint marin et servit son maître pendant la guerre de Sept ans. Vendu à un commerçant, il lui racheta, le 11 juillet 1766, sa liberté pour quarante livres. Il exerça la fonction de barbier à Londres en 1767, avant de s'embarquer à nouveau pour rejoindre successivement la Nouvelle-Angleterre, le Nicaragua et les régions arctiques au sein de l'expédition menée par le naturaliste britannique Constantine John Phipps en 1773.

    Il devint une figure influente de l'abolition de l'esclavage et accompagna l'installation des premiers anciens esclaves noirs jusqu'à Freetown auSierra Leone. La lutte n'était pas toujours couronnée de succès. Ainsi, en 1783, avec Granville Sharp, il chercha à faire avancer la cause abolitionniste en faisant valoir le fait qu'un esclave n'était pas, sur un navire, une « marchandise » comme les autres. En effet, le propriétaire du navire négrier Zong, dont le capitaine avait été « contraint » en 1781 de jeter à la mer sa cargaison de 132 esclaves touchée par une épidémie afin d'éviter la contagion, s'adressait aux tribunaux britanniques pour déterminer s'il était légitime qu'il soit indemnisé par sonassurance comme on pouvait l'être en pareil cas quand il s'agissait d'animaux. Malgré les efforts d'Equiano et de Sharp, le Lord Chief Justice, Mansfield, conclut que, « si choquant que ce fût, le cas des esclaves était exactement assimilable à celui des chevaux ».

     Olaudah Equiano publia en 1789 son autobiographie, sous le titre The Interesting Narrative of the Life of Olaudah Equiano, or Gustavus Vassa the African, written by himself, l'un des très rares témoignages direct des traites négrières.

     

    Equiano vient de racheter sa liberté au négociant de Montserrat pour le compte duquel il a commercé dans toutes les Antilles. 

    Extraits
    p 115 :"... Je pris congé de mon cher maitre après maintes sincères protestations de reconnaissance et d'amitiés, et je préparai mon départ pour Londres. Je conclus immédiatement un accord pour partir avec un certain capitaine John Hammer, ....., je dansai les danses libres, comme on les appelait avec quelques compatriotes, pour fêter mon départ, après quoi je pris congé de tous mes amis et le 26 j'embarquai pour Londres.

    .... Je dis adieu à Montserrrat d'un coeur léger et je n'y remis jamais plus le pieds ; je dis en même temps adieu au claquement du fouet et à tous ces horribles instruments de torture ; adieu au spectacle offensant de la chasteté violée des femmes de couleur qui avait trop souvent blessé mes regards ; adieu à l'oppression (quoiqu'elle ait moins pesé sur moi que sur la plupart de mes compatriotes) ; ..."

     

    La fin de l'esclavage

     

     

    Nicolas A. Monsiau - L'abolition de l'esclavage proclamée à la Convention le 16 pluviôse an II
    Dessin à la plume rehaussé de gouache - Musée Carnavalet, Paris
    © PMVP/TROCAZ

     

     

     

    L'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848
     Auguste François Biard (1798-1882)  L'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises en 1848, huile sur toile (Salon 1849)
     Versailles, musée national du château et de Trianon, MV 7382
    (C) Photo RMN / © Gérard Blot
      Dans cette représentation allégorique, la figure centrale pourrait être celle de Schœlcher.

     

     

    A retenir

    Les traites négrières sont un phénomène ancien. Les esclaves étaient présents en Egypte, à Rome ou encore en Grèce. Elle s'organise à partir du VIIème siècle avec l'expansion musulmane (la religion musulmane interdit l'esclavage d'autres musulmans, il faut donc les chercher en Afrique noire).

    A la fin du XVème siècle, une traite atlantique dirigée par les européens se met en place. Cette traite prend une grande ampleur  entre 1700 et 1850. On parle alors de commerce triangulaire. On achète des esclaves noirs à des marchands Africains pour les revendre dans les colonies américaines. Ils servent alors de main d'oeuvre bon marché. Les navires rentrent en Europe chargés de produits du nouveau continent (coton, sucre, chocolat...)

    Au XVIIIème siècle la traite négrière commence à être contestée par les philosophes des Lumières. Son abolition a lieu en France en 1848.

     

    Vocabulaire:

    Traite négrière, traite transatlantique, commerce triangulaire

     

    Documents:

    Le Code Noir de 1685: Les esclaves sont considérés comme des meubles.

    - Nantes et le commerce triangulaire (pdf)

    - Un bateau négrier

    Hist I Thème 3 - LES TRAITES NÉGRIÈRES ET L'ESCLAVAGE au XVIIIème siècle

     

    Coupe d'un navire négrier tel que figurant dans la bande dessinée les Passagers du vent.

     

    A Lire:

    - Les passagers du vent de Bourgeon (tome 3, le comptoir de Judas, tome 5, le bois d'ébène).

     

    A voir:

    - Case départ

     

    Evolution actuelles et débats:

     

    - Commémorations et lois mémorielles

    photo
    Anneaux de Buren à Nantes
     
     
    Les lois mémorielles: La loi Taubira

    La loi Taubira du 21 mai 2001 21 mai 2001 tendant à la reconnaissance de la traite et de l'esclavage en tant que crime contre l'humanité dispose que :

    « Article 2.
    Les programmes scolaires et les programmes de recherche en histoire et en sciences humaines accorderont à la traite négrière et à l'esclavage la place conséquente qu'ils méritent. La coopération qui permettra de mettre en articulation les archives écrites disponibles en Europe avec les sources orales et les connaissances archéologiques accumulées en Afrique, dans les Amériques, aux Caraïbes et dans tous les autres territoires ayant connu l'esclavage sera encouragée et favorisée

    — Loi n° 2001-434 du 23 mai 200110

    Cet article suit l'article 1 qui dispose que la république française reconnait la traite négrière comme un crime contre l'humanité, toutefois l'article 2 ne donne pas de directive sur l'orientation du traitement de cette page de l'histoire.

    Journée annuelle de la mémoire de l'esclavage, le 10 mai, date de l'adoption au Parlement de la loi Taubira.

     

    Le nombre de victime des traites:

     

    • traite atlantique : Entre 11 millions et 13 millions de personnes.
    • traite transsaharienne : Entre 7,4 millions et 14 millions de personnes.
    • traite orientale : Entre 4,28 millions et 17 millions de personnes (Olivier Pétré-Grenouilleau) .
     

      


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  • Commentaires

    1
    HDA galere
    Jeudi 20 Juin 2013 à 00:07
    Bonjour, pour l'histoire des arts je galère. Votre site n'es pas assez détaillé sur la page 39. De plus c'est le seul site que j'ai trouver pour avoir des information a chaque fois il m'envoie sur des pour acheter la BD.... Merci tout de même pour votre article
      • fredorain Profil de fredorain
        Vendredi 2 Août 2013 à 18:43
        Peut être parce qu'il faut travailler de ton côté aussi ;)
    2
    mathéo
    Dimanche 5 Octobre 2014 à 11:43
    bonjour j'adore ce que vous faites votre site est très detaillé et va me permettre d'avoir une note exellente sur ce sujet que je ne comprenais pas trop. je vous remercie. bonne continuation
    3
    yoyo
    Dimanche 6 Décembre 2015 à 14:51
    on aprent plein de chose merci j ai eu tout juste a l école ******
    4
    Big Ideas
    Lundi 12 Septembre 2016 à 18:28

    Je dois faire un exposé sur la condition de vie des "noirs" dans les plantations.

    Pouriez vous m'éclairez sur un personneage important que je pourrais citer?

    Ps: Votre site est juste génial. Il m'a énormément aider. smileJe l'ai conseillé à plein de gens, et en ont été ravis. yes

     

    5
    Lundi 12 Septembre 2016 à 19:18

    Merci de vos encouragements.

     

    Il y a des personnages intéressants à étudier comme  Thomas Alexandre Dumas (premier général noir français) par exemple ou encore severiano de Heredia. Bon courage à vous

    6
    Lundi 12 Septembre 2016 à 19:22

    J'oubliai aussi Toussaint Louverture évidemment.

     

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Toussaint_Louverture

    7
    Bonjour
    Dimanche 8 Octobre à 17:53
    Génial merci
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